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Auberge de la Truffe en Dordogne : une institution de Sorges fermée après 40 ans d’histoire

Clélia Desmarets-Lévêque 6 min de lecture
Auberge de la truffe dordogne à Sorges, panneau FERMÉ après 40 ans

L’Auberge de la Truffe, à Sorges en Dordogne, a été placée en liquidation judiciaire le 7 janvier 2025, selon ICI. Dans son article publié le 5 février 2025 à 19 h 05, le média indiquait que l’établissement affichait porte close. Les anciennes pages présentant son hôtel, son restaurant et ses séminaires décrivent donc une offre passée, et non une possibilité de réservation confirmée aujourd’hui.

Fermeture et liquidation : ce qui est établi

Pour les personnes qui recherchent l’Auberge de la Truffe en Dordogne afin d’y déjeuner ou d’y séjourner, l’information essentielle est la fermeture rapportée par ICI. La page Tripadvisor porte également la mention « FERMÉ ». Ces indications doivent primer sur les fiches commerciales qui présentent encore les prestations de l’établissement.

Clôture d’une liquidation judiciaire pour insuffisance d’actif | Consultez l’annonce officielle du Bodacc concernant le jugement prononçant la clôture de la procédure de liquidation judiciaire pour insuffisance d’actif.

Il faut néanmoins distinguer trois éléments : la décision de liquidation judiciaire, la fermeture au public constatée à une date donnée et l’avenir éventuel du lieu. L’annonce de liquidation ne permet pas, à elle seule, de connaître le devenir des bâtiments ou l’existence d’une reprise ultérieure. Aucune réouverture n’est confirmée ici.

Un publireportage de Dordogne Ici et Là évoquait auparavant un nouveau départ porté par Catherine et Laurent Moisan. Ce récit appartient à une autre étape de l’histoire de l’auberge : il ne contredit pas l’annonce de fermeture, mais doit être lu comme une présentation antérieure à celle-ci.

Avant tout déplacement ou projet de séjour, mieux vaut donc rechercher une confirmation récente auprès d’un interlocuteur local identifié. Un formulaire de devis encore accessible, une ancienne carte ou une fiche d’hôtel visible en ligne ne suffisent pas à établir qu’un accueil est possible.

À Sorges, sur l’axe entre Périgueux et Limoges

L’Auberge de la Truffe se trouvait à Sorges, au sein de Sorges-et-Ligueux-en-Périgord, en Dordogne. La fiche 1lieu1salle la situait sur la RN21, entre Périgueux et Limoges. Ce repère permet de distinguer cet hôtel-restaurant d’autres adresses périgourdines dont le nom fait également référence à la truffe.

La même fiche annonçait une distance de 18 km de l’aéroport de Périgueux et de 11 km de la gare de Thiviers, ainsi qu’un parking privé. Il s’agit de renseignements historiques d’accès, pas d’une confirmation des conditions actuelles d’accueil sur place.

L’implantation à Sorges était indissociable de l’identité gastronomique de l’établissement. Présenté comme la « capitale mondiale de la truffe » dans les contenus touristiques et gastronomiques, le village donnait à cette table un ancrage immédiatement reconnaissable. L’auberge associait ainsi une destination, un produit emblématique et une expérience de restauration.

Pour retrouver le lieu, le nom de Sorges reste donc le repère le plus utile. En revanche, aucune adresse postale détaillée ni coordonnée de réservation actuelle ne peut être donnée comme vérifiée.

De Jacqueline Leymarie aux reprises successives

L’histoire de l’auberge sous cette identité commence en 1983, sous l’impulsion de Jacqueline Leymarie. Pendant environ 40 ans, l’établissement s’est imposé comme une adresse connue du Périgord. Sa réputation reposait notamment sur sa cuisine à la truffe, associée au chef Pierre Corre, mais aussi sur l’activité de son hôtel.

Dans l’article de ICI, Jacqueline Leymarie évoque une période où l’entreprise comptait jusqu’à 25 salariés. Elle rapporte également un taux de remplissage annuel de l’hôtel de 82 % et une fréquentation moyenne de 75 couverts par jour. Ces chiffres décrivent une période passée de son exploitation, pas les résultats des dernières années.

En 2014, elle décide de prendre sa retraite et de vendre l’affaire. Plusieurs reprises suivent, avant la liquidation judiciaire. Les éléments relatés ne permettent pas de reconstituer une chronologie exhaustive et datée de chaque changement d’exploitant.

ICI rapporte des témoignages locaux qui mettent en cause le manque d’expérience professionnelle de certains repreneurs et l’absence d’investissements. Ces appréciations éclairent le déclin perçu de l’établissement, mais ne constituent pas à elles seules un exposé des causes judiciaires de la liquidation.

L’auberge formait un noyau autour duquel pouvaient s’articuler plusieurs usages : un repas gastronomique, une nuit d’hôtel, une réunion professionnelle et une découverte de Sorges. Cette complémentarité aide à comprendre l’émotion liée à sa fermeture : perdre une telle adresse, ce n’est pas seulement perdre une salle de restaurant, c’est aussi voir disparaître un point de rencontre entre visiteurs, entreprises et vie locale.

Une cuisine où la truffe occupait toute la place

La singularité de l’Auberge de la Truffe tenait à une cuisine construite autour de la truffe noire du Périgord, Tuber melanosporum. Ce champignon hypogé, qui se développe sous terre, n’apparaissait pas simplement comme une garniture occasionnelle : il structurait l’identité de la maison.

Les descriptions gastronomiques de Dordogne Ici et Là mettent notamment en avant le savoir-faire de Pierre Corre et plusieurs préparations emblématiques :

  • La brouillade aux truffes, une association des œufs et de la truffe.
  • Le filet de sole en écailles de truffes, où le champignon participait aussi à la présentation du poisson.
  • La truffe à l’étouffée, qui plaçait le produit au centre du plat.
  • Un dessert truffé, prolongeant le thème jusqu’à la fin du repas.

Cette succession explique la force du souvenir laissé par la table : la truffe devenait le fil conducteur du repas, plutôt qu’un supplément ajouté à quelques assiettes. Le publireportage attribuait d’ailleurs au restaurant 65 % de l’activité totale de l’établissement, signe de son importance dans l’offre alors décrite.

Ces spécialités appartiennent au patrimoine gastronomique de l’auberge. Elles ne doivent pas être interprétées comme une carte actuellement proposée, ni comme l’annonce d’un menu disponible à la réservation.

Chambres, séminaires et tarifs : les anciennes prestations

La fiche 1lieu1salle présentait un hôtel-restaurant 3 étoiles, combinant hébergement, restauration et accueil professionnel. Les caractéristiques suivantes restituent cette offre historique. Leur date de validité n’étant pas établie, elles ne garantissent ni la disponibilité ni l’état actuel des équipements.

Prestation Informations annoncées par 1lieu1salle
Hébergement 20 chambres avec salon fonctionnel et salle de bains privative
Réunions 2 salles de 35 m² et 70 m²
Capacité événementielle Jusqu’à 60 participants
Loisirs Piscine extérieure, parc ou jardin d’agrément, salle de remise en forme
Stationnement Parking privé
Chambres 60 à 125 €
Petit déjeuner 12 €
Soirée étape 70 à 85 €

Pour un organisateur de séminaire, ces capacités renseignent sur le positionnement passé du lieu : une structure à taille humaine, avec la possibilité de réunir travail, repas et nuitée. La fiche proposait aussi une demande de devis, mais sa présence ne prouve pas qu’un événement puisse encore y être organisé.

Les montants indiqués ne sont donc pas des tarifs actuels. Ils permettent seulement de comprendre l’ancienne gamme de prestations. Pour toute démarche concrète, la priorité reste de vérifier une éventuelle reprise et l’identité d’un exploitant en activité, avant d’envisager une réservation ou un versement.

Clélia Desmarets-Lévêque

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